Les saints du 28 février ...

 


      
Dans les années bissextiles, on reporte au 29 les saints mentionnés avec *


BIENHEUREUSE ANTOINETTE DE FLORENCE (+ 1472)
Elle se maria à quinze ans et devint veuve très jeune encore. Elle se remaria et mais elle connut à nouveau le veuvage. Alors elle décida d’entrer chez les clarisses de sa ville natale, Florence. Elle eût beaucoup à souffrir à cause de l’un de ses fils qui ne cessa de la tourmenter. Mais son père spirituel, saint Jean de Capistran la réconfortait et elle reçut de Dieu de grandes consolations.

* BIENHEUREUX AUGUSTE CHAPDELAINE (+ 1856)

et ses compagnons, martyrs. Ils étaient membres de la Société des Missions Etrangères de Paris et après deux années d’activités missionnaires, ils sont arrêtés et torturés dans une Chine qui n’avait pas vu de prêtres catholiques depuis plus d’un siècle et demi.

BIENHEUREUX DANIEL BROTTIER (+ 1936)
Il rêvait de donner sa vie pour l’évangélisation de l’Afrique. Il ne put rester à Saint Louis du Sénégal où il venait d’être nommé, car sa santé est trop fragile. Il se consacrera à la construction d’une cathédrale du "Souvenir Africain", à Dakar, demandant à tous ceux qui ont été en Afrique de lui payer une ou plusieurs pierres. Quand arrive la guerre de 1914-1918, il est aumônier militaire, risquant sa vie sur le front et dans les tranchées, mais toujours mystérieusement protégé. Après la guerre, l’évêque de Dakar lui révèlera qu’il l’avait mis sous la protection de sainte Thérèse de Lisieux. Aussi, quand il se voit confier l’Oeuvre des Orphelins Apprentis d’Auteuil, il confie l’oeuvre à sainte Thérèse. La chapelle est la première dédiée à la petite sainte qui vient d’être canonisée. L’oeuvre prend une expansion extraordinaire. Il meurt d’épuisement l’année où est consacrée la cathédrale du "Souvenir Africain".

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* SAINT GREGOIRE DE NAREK (+ 1010)
Né en Arménie près du lac de Van, le jeune Grégoire perd sa mère et son père décide d’entrer au couvent, confiant son garçon au monastère de Nrek, où il est élevé par son grand-oncle. Passionné pour l’étude, le jeune moine lit les Pères de l’Eglise arménienne ainsi que les traductions des Pères grecs. Des jaloux l’accusent d’hérésie. Pour lui tendre un piège, on lui apporte un pâté, un jour de jeûne. Il rend la liberté aux oiseaux cuits et ceux-ci s’envolent emportant avec eux sa réputation d’hérétique. Sa renommée se répand. On lui demande de nombnreux écrits. Actuellement encore, ses "Elégies sacrées" où s’exprime son expérience mystique, constituent le principal livre de prière de l’Eglise arménienne.

SAINT GUILLAUME FIRMAT (+ 1103)
Ce tourangeau avait tout pour réussir une vie mondaine. Mais ce n’était pas son projet. Il obtint de ses parents de se retirer dans une vie solitaire. "Mon fils, tu peux disposer de tes biens comme tu l’entendras", lui dit sa mère. Il se retira d’abord dans une forêt voisine de Laval, puis se rendit en Palestine. On le retrouve quelques années plus tard en Bretagne, puis à Mantilly dans l’Orne et c’est un jour qu’il était à Mortain, près d’Avranches, qu’il part tout joyeux et serein vers le ciel.

SAINT HILAIRE (+ 468)
Pape. Il naquit en Sardaigne et nous le trouvons d’abord légat de Pape de Rome, défendant la vraie foi lors du "brigandage d’Ephèse" en 449 où fut rétablie la doctrine d’Eutychès qui niait les deux natures du Christ en l’unité d’une seule personne". Le patriarche saint Flavien est déposé; Hilaire qui a protesté comme légat du Pape, est expulsé par les gardes et doit fuir pour ne pas être arrêté. Devenu Pape, il se fit le ferme défenseur de l’orthodoxie en confirmant les conciles de Nicée, d’Ephèse et de Chalcédoine. Il construisit plusieurs églises et chapelles dans Rome, soutient l’évêque d’Arles en Gaule et rappelle l’Eglise d’Espagne à une meilleure fidélité à l’Eglise de Rome.

SAINT HEREMBERT (+ 671)
Confesseur.
Seigneur d’Ambert, né à Poissy en Ile de France, il fut d’abord religieux de Fontenelle (actuellement Saint Wandrille) puis évêque de Toulouse. Mais il avait peur de la responsabilité spirituelle d’une telle charge devant Dieu, que ses scrupules le firent retourner au monastère.

SAINTE KYRANNA (+ 1751)
Martyre. Originaire d’un village proche de Thessalonique, elle fut remarquée par un janissaire dévoré d’amour pour elle à cause de sa beauté. Conduite de force devant le juge par son amant décu, elle fut faussement accusée par lui. Jetée en prison, elle eût à subir les pires affronts et les gardes s’acharnèrent sur elle, au point que les détenus de droit commun se révoltèrent pour la soutenir. Son geôlier, durant les sept jours de tels supplices, la suspendait par les aisselles, ensanglantée. Et c’est ainsi qu’elle rendit son âme à Dieu.

SAINT NICOLAS DE PSKOV (+ 1576)
Fol en Christ à l’époque du tsar Ivan le Terrible. Il vivait sans vêtement dans la ville de Pskov, similant la folie pour être humblement serviteur du Christ pauvre et dépouillé. Lorsque le tsar vint à Pskov pour la réduire, saint Nicolas lui présenta, non point le sel et le pain, mais de la viande saignante. Ivan le Terrible s’écria indigné :" Je suis chrétien, je ne mange pas de viande pendant le Carême - Et le sang des chrétiens, tu le bois bien !" lui répliqua saint Nicolas. Après cet avertissement, le tsar quitta la ville et le bienheureux Nicolas put s’endormir dans la paix du Seigneur, protecteur de la ville.

SAINT NYMPHAS et SAINT EUBULE (1er s.)
Confesseurs. Ils étaient les disciples de saint Paul qui les cite, Nymphas dans sa lettre aux Colossiens (chapitre 4, verst 15) et dans sa 2ème lettre à Timothée (2 Tim. 4.21)

* SAINT OSWALD (10ème s.)
Il servit le Christ comme chanoine de Winchester, puis comme moine de Saint Benoît à Fleury-sur-Loire et revint à Winchester comme évêque puis archevêque d’York.

SAINT PROTERE (+ 457)
Archevêque d’Alexandrie et martyr. Prêtre, il eut à souffrir de Dioscore, son archevêque qui était attaché à l’hérésie monophysite. Après le concile de Chalcédoine, il fut élu lui-même archevêque d’Alexandrie. Mais les partisans de Discore ne désarmaient pas. Alors qu’il officiait le Jeudi-Saint, les hérétiques surgirent dans l’église et l’éventrèrent à coups de roseaux effilés. Ces événements consommèrent la séparation définitive entre orthodoxes et monophysites.

BIENHEUREUX ROGER LE FORT (+ 1367)
Originaire de la région de Limoges, il est élevé par son oncle qui est évêque de Toulouse. Il est étudiant à Orléans et il est élu évêque de cette ville, à son grand étonnement. Il se consacre totalement à cette charge apostolique. Nommé ensuite à Limoges, il y fonde un monastère. Nommé enfin à Bourges, il fonde un hôpital. Et c’est là qu’il meurt ayant donné tous ses biens aux pauvres.

SAINT ROMAIN et SAINT LUPICIN (+ 440)
Confesseurs. Deux frères dont les cheminements spirituels et le caractères étaient fort différents, mais bien complémentaires, ce qui les fit se rejoindre dans un même service de Dieu. Romain avait trente cinq ans lorsqu’il quitta son Bugey natal, n’emportant avec lui que "la vie des Pères du Déset." Il prit son chemin vers l’Est, traversa de grandes forêts et finit par atteindre la Bienne. Il venait de trouver ce qui lui convenait : de la terre la bourable, une fontaine, des arbres et du silence. Il vécut là quelques années comme s’il était dans le désert égyptien de la Thébaïde. Puis des disciples vinrent à lui, si nombreux qu’il dût leur bâtir deux monastères distants de 3 kilomètres l’un de l’autre. Condat qui deviendra la ville de Saint Claude, et Leucone qui deviendra Saint Lupicin. Son frère en effet vint le rejoindre, mais attendit son veuvage. Romain garda la direction de Condat et confia Leucone à Lupicin. Romain était indulgent, doux et patient. Romain, sévère et intransigeant. Cela composait un heureux mélange. Quand le relâchement s’introduisait à Condat, Lupicin reprenait les chose en main et rétablissait la discipline. Quand les moines de Leucon commençaient à se décourager de trop de rigueur, Romain devenait leur supérieur, les faisant dormir et manger davantage, leur rendant bonne humeur et santé. La gloire de Dieu, dans les deux cas, y trouvait son compte.

 

SAINT RUELLIN (+ 650)
Confesseur. Disciple de saint Tugdual, il fut désigné par lui pour être son successeur. Il fut un grand évêque, remarquable par la pureté de sa vie, sa science et sa douceur.

BIENHEUREUX THOMAS DE CORI (+ 1729)
Confesseur. Il naquit dans le Latium, en Italie, près de Rome, d’une pauvre famille de paysans. Confié par ses parents à un chanoine de Cori qui éduquait des élèves, il découvrit la joie de servir le Christ et fut admis chez les franciscains. Sa bonté et sa fermeté, ainsi que son sens pédagogique en firent un maître des novices puis l’animateur d’un couvent destiné aux retraites et récollections spirituelles. Après plusieurs années de ce ministère, ses supérieurs lui demandèrent de devenir prédicateur. Attaché à la maison de Civitella, il y vécut vingt années de prédication et de solitude, de gardien du couvent et de frère dévoué aux plus humbles tâches. Ses dernières années le clouèrent dans la souffrance. De la croix, il passa à la joie de la résurrection.

BIENHEUREUX TIMOTHÉE TROJANOWSKI (1908-1942)

BIENHEUREUSE VILLANA (+ 1360)
Elle aurait voulu vivre dans un couvent. Ce qu’elle fit en fuguant de chez elle. Mais son père la reprit et la maria de force. Et c’est alors qu’elle abandonna sa vie spirituelle pour la vie mondaine, au point d’en délaisser les exercices élémentaires de la religion. Un jour qu’elle s’admirait dans une glace, elle se découvrit comme démoniaque. Ce fut la conversion totale et désormais seul compta l’amour divin. Elle demanda à être admise comme tertiaire dominicaine. Grandes furent ses austérités, plus grande encore sa charité. En plusieurs circonstances, elle eut la grâce d’entretiens célestes. Quand elle mourut, elle fut immédiatement l’objet d’une grande vénération.

 

Mise à jour : jeudi 01 décembre 2005